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Le temps des singularités partagées.

masque  Valabregue Antoine — 27/12/2017

L’essence du réel c’est de ne pas avoir de double, que des singularités Clément Rosset 

 

 

Si je jette un regard en arrière sur les 50 ans qui se sont écoulés depuis Mai 68 et mon arrivée à l’âge adulte, qu’aurais-je envie de  souligner ?

 

Malgré tout, nous avons vécu dans un monde plutôt plus en paix qu’en guerre qu’auparavant. Le nombre de conflits majeurs a diminué de moitié en trente ans.  Le Monde n’a  pourtant pas réussi à faire la paix au Moyen-Orient, à éviter les massacres en Yougoslavie, au Rwanda, en Syrie,  en Birmanie, et dans d’autres endroits.

Le nombre de suicides reste supérieur à toutes les victimes de guerre et de catastrophes. Mais cela ne fait pas de bruit.

 

La pauvreté a plus diminuée, même s’il reste 800 millions de personnes sous deux dollars par jour, ce qui ne constitue que  12 pour cent de la population, contrairement à près de 50 cent, il y a cinquante ans.

 

Ce n’est pas vraiment perçu, sans doute par ce que le patrimoine des ultra-riches a fortement grandi. Nous avons  vu multiplier par dix l’écart entre les riches et les pauvres.  Ces mêmes ultra-riches qui en profitent pour  fuir les impôts et investir  massivement dans une illusoire immortalité.

 

En France, le taux de pauvreté est croissant depuis 20 ans. Ne serait-on pas dans un processus de vases communicants avec les pays émergents ? Point que « l’aristocratie ouvrière » moderne, c’est à dire ceux qui ont des emplois protégés est incapable de traiter.

Néanmoins la consommation a triplé dans notre pays. La part réservée à l’alimentation et à l’habillement s’est nettement réduite au profit du logement et des transports, de la santé, de la communication et des loisirs. Même la baguette coûte environ deux fois moins qu’en 68, rapportée au salaire horaire.

Le taux résiduel de chômage a régulièrement progressé.

 

Nous avons vu l’arrivée de trois grandes Puissances, le Japon, l’Inde et la Chine, qui, comme me l’avait prédit ma grand-mère, dans les années 60,  joue  avec succès au Monopoly  planétaire.

La Chine plus capable que nous de tenir compte de la réalité va continuer à s’imposer comme le pilier de la nouvelle époque (en appui avec l’Inde). Elle saura faire alliance avec  des nationalismes du type Russe, Iranien, Sud américains et africains.

Le Monde a enregistré la forte poussée de l’Afrique (par ailleurs, seul continent en retard sur la question du contrôle des naissances), les tentatives encore fragiles de l’Amérique du sud de se détacher des USA, la fin du bloc soviétique ( que nous avions prévue- avec comme point de départ la chute du Mur de Berlin), le déclin du socialisme, la sortie de la grande Bretagne d’une Europe passée à 27 qui ne parvient pas à passer à la phase politique de son projet.  Europe qui ne survivra  en tant que puissance que si  elle parvient à résoudre la question des migrations et à créer un espace politique mobilisé par les questions écologiques.

Le Monde est devenu multipolaire,  davantage multiculturel, et les oppositions classiques droite gauche s’estompent parce que le binaire ne fait plus recette.

Depuis 30 ans la poussée de l’intégrisme musulman aussi intolérant que l’intégrisme catholique au 16 ème siècle, pose soucis. Le 11 septembre 2001 marquant la visibilité de cette forte poussée. Je me souviendrais à jamais de la tuerie de Charlie et de la débandade intellectuelle qui a suivi.

 

Notre Monde a vu la forte poussée de la libération de la femme en Occident, et du droit de vivre comme on veut, sans être jugé.

Si la libération de la sexualité a été forte, les contre coups du Sida ont largement impacté les générations nées après 68.

 

L’Homme a marché sur la Lune, a inventé la procréation assistée (vers l’utérus artificiel !?), les O.G.M (on est capable d’injecter un gène de Chameau dans un pied de vigne pour guérir d’une maladie), le réseau neurologique de communication qu’est le  Web lié à l’ordinateur portable  et a connu une forte poussée de la robotique, célébrée par le premier mariage d’un humain  avec un robot au Japon en 2017. Robotisation qui amène à mettre sur la table le revenu minimal d’existence. Revenu qui ne pourra s’instaurer qu’en lien avec une forte augmentation des consciences.

 

La révolution de l’immunothérapie (qui permet de réactiver les lymphocytes) donne de beaux espoirs dans le traitement des cancers…

 

Les structures neuro morphiques vont s’implanter dans les ordinateurs qui vont devenir quantiques, c’est à dire en capacité  de traiter les analogies. Cela va impacter fortement la société.

 

Nous avons intégrés,  sans doute pour la première fois depuis 1a sédentarisation, que notre toute puissance avait des effets pervers qui se nomment réchauffement climatique, acidification des océans, pollutions diverses des terres et des mers, maltraitance des animaux domestiqués (qui va conduire à leur reconnaissance juridique), diminution phénoménale de la fécondité masculine,  inquiétantes disparitions d’espèces…

 

L’idée de pouvoir s’extraire de la bio diversité et de pouvoir dépasser notre condition animale est délétère.

 

Diviser par dix la consommation des énergies fossiles, ce n’est pas de la rigolade. Il s’agit d’ empêcher que la planète Terre développe une forte fièvre (en réalisant qu’une augmentation de 4 °, équivalent à la variation depuis l’âge glaciaire, c’est aussi grave  que si on voyait la température de son corps passer de 37 ° à 41 °).

 

L’extraction de minerais a été multipliée par 27 au cours du vingtième siècle. Même les ressources renouvelables s’épuisent (ex pêche).

Conserver les sites clés est essentiel pour la bio diversité, dont seulement 1/3 sont protégés (c’est pour cela, qu’il faut abandonner NDDL). En effet, le  taux d’extinction des espèces est 100 fois supérieur aux extinctions classiques.

 

Il ne suffit pas de conserver  la diversité, il faut veiller à un bon degré de connexion entre les espèces, à la place des liens et aux modes  de distribution. Ce n’est pas rien.

C’est pour cela qu’il est vital de rénover nos démocraties qui sont à peine capables de gérer le nombre.

 

Les neuro sciences ont pris l’ascendant sur la psychanalyse.

Reste largement à mieux considérer  que les grandes découvertes se nourrissent de l’inconscient et qu’on a besoin de se souvenir et d’oublier.

 

La théorie du chaos, des systèmes loin de l’équilibre, de l’interdépendance systémique, de l’autorégulation créatrice,  de l’incomplétude, sans parler les hypothèses comme  celle l’ordre impliqué de David Böhm (qui  mettent le temps et l’espace comme conséquences d’un ordre plus profond) n’ont pas encore d’applications politiques.

 

On a besoin de mieux contacter la cyclicité du temps  pour faire face aux rouleaux compresseurs que sont l’immédiateté et la foi en un progrès sans limites qui nous engluent dans le supermarché du visible.

 

La société du spectacle est arrivée à un sommet et notre démocratie est devenue Liquide, après avoir prétendu supprimer  les grands récits.

 

Le mot Liquide désigne la faiblesse de décision des Etats, des partis et l’individualisme frénétique. Les références s’estompent, y compris la certitude du droit. Les boulimies erratiques de la consommation sont des pathologies à soigner. C’est le triomphe de la précarisation.

 

Les indignations qui se pointent ne changeront rien à la situation.

 

Une nouvelle génération est en train d’apparaître qui voit les choses de façon moins tranchée. L’alternative Socialisme ou Barbarie ne fait plus recette.  Et ne sera pas remplacée par Ecologie ou Barbarie, car une troisième voie est toujours une voie possible.

 

Cette génération est en train de déployer un nouvel imaginaire, que nos recherches  sur les cycles du temps estiment pouvoir se maintenir aussi longtemps que le socialisme.

 

Ce nouvel imaginaire, en prenant appui sur l’aspect  sensible des phénomènes pour élaborer les dispositifs conceptuels et les modalités concrètes de résolution des problèmes, sera ternaire.  Il mettra l’auto ajustement au cœur de tous les dispositifs, rendant,  au long  terme, obsolètes, les organisations pyramidales qui régnaient en maître.

 

Auto-ajustement de la diversité et de la finitude.

 

Si le club de Rome avait par exemple posé « penser global et  agir local », nous allons  aussi vers un penser local et un agir global.

 

La multi appartenance de fait,  va  imprimer les consciences et « ringardiser » les oppositions qui ont structuré les deux derniers siècles.

 

Il nous reste à  réfléchir  et à nous mettre d’accord sur ce que nous avons vraiment envie de voir croître ; à amplifier la résilience locale et à  mettre en place une nouvelle articulation entre les individus, les collectifs et la société.

 

La tendance à l’augmentation du poids des entreprises (y compris des O.N.G)  ne va pas cesser, car les Etats se sont montrés frileux face à  la mise en réseau du Monde et ne correspondent plus, nous l’avons dit, au cadre actuel.

 

Ce qui explique fort bien, le retour de certains indépendantismes qui indiquent juste que cela fuit de tous les côtés (par le haut des entreprises-Monde et par le bas de la résilience locale).

 

Le droit extraterritorial lié à un droit local revisité sera une des avancées majeures à mettre en place.

 

Les formes de collectes des impôts doivent se renouveler drastiquement (vers une TVA différentielle généralisée ?).

 

Le Progrès ne sera plus à sens unique, il se nichera dans l’aptitude à embrasser passé, présent et futur,  à reconnecter le temps cyclique ; à devenir plus économes en énergies dégradables, à accueillir les futures migrations,  à être capables de résister aux effets pervers d’Internet que sont la police généralisée, la dictature du nombre et la pollution des fakes, à créer partout du lien…

 

La dynamique du  « et », encore dans l’enfance, va petit à petit entrer dans l’adolescence. Elle rendra possible tout ce qui conforte l’autonomie du penser et le déploiement d’une création  respectueuse des fragilités du vivant. Elle améliorera les régulations de notre techno nature, en retrouvant le goût des grands projets et des innovations respectant les Droits de l’Homme (pour rebondir sur les travaux de Thierry Gaudin, en 1990).

 

Tout cela ne réduira pas à néant les incohérences dues à une insuffisante maîtrise partagée de ce que j’ai appelé la simplexité ; c’est à dire la combinaison du cyclique et du ternaire pour se repérer au sein de la complexité (voir l’ouvrage « Réinvestir l’Humain »).

 

L’écologie devra ainsi se transformer en une force progressiste, cessant de chercher à revenir à un passé idéalisé, en définissant des nouveaux horizons  de souveraineté, de subsidiarité et de justesse, au sein de rythmes correctement évalués et conscientisés. 

 

Elle ne  prendra le dessus que si elle s’appuie sur un pilier éducatif solide qui redistribuera les disciplines, en équilibrant passé, présent et futur ; manuel, intellectuel et artistique. 

Au sein d’une structure faisant gouter aux jeunes : bienveillance, lucidité, goût du risque et incertitude.

Structure  promouvant une  pédagogie cultivant le sens, l’importance de connaître ses modes de fonctionnements, ceux des autres ainsi que les lois du vivant.

Pédagogie intégrant définitivement des épreuves collectives qui permettront aux Communs que sont l’eau,  l’air, la terre, l’information d’être respectés.

 

Bref, comme nous l’avons dit en 1993, il s’agira  d’apprendre à  discerner, penser, entreprendre. En respectant les rythmes de chacun et de la planète.

 

Malgré les connaissances  nombreuses que nous avons acquises, ce que montre la dissonance cognitive c’est qu’il ne suffit pas de produire des arguments pour convaincre, car nos réactions sont pilotées par nos émotions qui dépendent du contexte dans lequel on vit et des normes sociales.

 

Nous sommes loin du paradigme de Jacques Monod et du  « Hasard et la nécessité ». Nous savons que le cerveau fonctionne avec des probabilités conditionnelles, des fibres nerveuses qui surveillent les territoires du corps et permettent aux sentiments de s’exprimer.

 

Nous manipulons  constamment des métadonnées (Big Data) en faisant fonctionner notre homéostasie.

Nous traitons en permanence des informations venant de l’intérieur et de l’extérieur  de notre corps. Ce qui nous a permis d’élaborer des représentations symboliques et des grammaires différentes.

Nous sommes devenus plus capables de comprendre les liens entre la biologie et les cultures, tout en étant incapables de saisir les origines et les finalités de notre réalité.

 

La tâche numéro 1 restera donc de cultiver le calme intérieur et la triple pêche (concrète, sensible et conceptuelle)  pour pouvoir accueillir les initiatives susceptibles de nous plonger dans un univers plus respectueux.

 

Un univers où la liberté s’appuyant sur des individus souverains aura su inventer les cadres adéquats et les modalités d’auto transformation,  à l’aide des  nouvelles technologies et d’une justesse sensible appropriée.

 

C’est dans ce sens que j’ai proposé l’idée de singularités partagées. Pour désigner la forme principale d’intelligence collective qui nous mettra à distance du totalitarisme et de hyper individualisme.

 

Elles se dessinent en creux dans la cartographie du Web et les initiatives locales.

Elles seront  les  fers de lance de la nouvelle démocratie, grâce à des cartes d’identités numériques  non falsifiables.

Elles seront les organismes nécessaires pour établir la gouvernance mondiale. Gouvernance qui va se déployer  en deux phases : une sur le leadership et une de réélaboration de règles capables de faire mieux face aux défis planétaires.

 

En attendant bonne année 2018,  de plus de dignité!

 

Commentaire(s)

Le Berdin, le 28/12/2017 15:41:56

Tu écris : « La bataille principale dans le champ éducatif consistera à introduire « Le connais toi-même » dès le plus jeune âge ainsi que la pédagogie de projets collectifs atour, d’un objectif partagé à faire accepter : discerner, penser, entreprendre. »

Encore faudra-t-il nous entendre sur ce que « penser » veut dire ! ??

Selon moi, cette bataille devrait aussi concerner, et en urgence, les adultes.

Antoine Valabregue, le 31/12/2017 16:41:56

le commentaire pr?c?dent faisait r?f?rence ? une phrase qui ne figure plus dans la version actuelle. mais oui bien sur

Penser c'est ?tre capable de faire face ? de l'?trange.

Utilisateur Anonyme, le 01/01/2018 19:24:55

cette publication n'est pas conforme ? l'esprit du groupe unis et elle met en avant des th?ories non d?montr?s (cycles du temps) importance des concepts, r?le du cerveau , des ?motions, etc. et un cot? ?cologiste partisan, donc elle sera supprim?e de ce groupe.

Jeanmarie Quairel, le 03/01/2018 14:07:02

Antoine , tu donnes un résumé très juste de l’après 68 et tu fixes les axes essentiels de ce que pourrait être un avenir désirable pour toutes et tous ......Mais tu fais "comme si " , la question du "Pouvoir" était réglée : Pouvoir sur soi même et , par défaut si j'ose dire , sur les autres .....Pouvoir entre les sexes , entre les classes sociales , entre les ages........Si nous n'inventons pas d'autres façons d’être , avec soi et avec l'autre , l(humanité ne s'en sortira pas et évidemment, cela passe par une éducation où la prise en compte des émotions sera centrale .....Une des questions à travailler, en priorité, me semble donc : " Comment organiser l'éducation, le travail et la sexualité, pour permettre la mise en oeuvre des " pouvoirs être et des pouvoir faire singuliers, avec les autres, en lieu et place de l'exercice d'un pouvoir personnel sur les autres ? "

Antoine Valabregue, le 03/01/2018 17:38:44

J'ai apprécié Antoine, ton texte sur"le temps des singularités partagées" en tant que ligne éditoriale pour nourrir globalement ce début d'année.

Pour moi la fraternité telle que j'essaye de l'appréhender et surtout de vivre au quotidien, c'est justement le partage des singularités ,c'est à dire leur discernement d'abord , leur mise en oeuvre ensuite et enfin leur possible/ impossible partage avec tout un chaque un, les trois sont bien entendu co possibles et co-existants et non étalés dans le temps

Pour moi toujours c'est équivalent à ce que Spinoza a su théoriser quand il dit que :"plus nous connaissons de choses singulières, plus nous connaissons Dieu".Dieu appréhendé pour lui selon et dans l'expression trinitaire "d'amour intellectuel de Dieu", jamais tout seul puisque le dit Dieu est justement la légion(donc l'infini) des combinatoires des choses singulières" C' est la Fraternité selon le Christ comme le dit Spinoza.et nous fait accéder a cet état d'être, suprême qu'est "l'éternité"."Nous sentons et nous expérimentons que nous sommes éternels".dit encore Spinoza.autrement dit ce n'est pas la peine de faire de l'éternité tout un fromage dégoulinant de gloses pathéologiques!

Ce que tu n'abordes pas frontalement mais qui peut se déduire de la théorie des cycles et de la triple péche que tu prones.L'éternité en effet c'est avoir la péche ,faire que de bonnes péches(miraculeuses aux yeux cillés) ou le plus possible ,en faire provision,s'en pouvoir au point d'en pourvoir tout autre.L'intelligence collective, c'est l'unité("l'un sans deux",donc la non dualité avant de passer à l'adualité) de cette méta-dialectique,propre à renouveler le politique.mais on en est trés loin ,à peine au tout début de ses premiers battements de sourcils.c'est pourquoi il convient d'étre "sourcilleux" autant qu'élégant et classe!

José Mattéi

Utilisateur Anonyme, le 21/01/2018 15:57:50

Bonjour Antoine, très intéressant, ton texte qui met en perspective les époques sur des points fondamentaux. J'aimerais vraiment bien que cette nouvelle génération qui sortirait de raisonnements binaires advienne et que les approches se nuances en effet. A ceci près su'effectivement je rejoins un autre intervenant autour du fait qu'il s'agirait aussi d'avoir complètement évacué la question du pouvoir et de la pulsion de mort. Par l"éducation, il s(agirait alors de produire de nouveaux seuils de refoulement de la haine mais alors ne serait ce pas également le retour d'un ordre moral? L'écologie et le mouvement d'espoir qu'elle peut susciter pour la préservation de notre planète suffiront ils à désamorcer la "frérocité" comme l'appelait Lacan? Les mouvements écolos en France ne nous l'on pas, pour l'instant, démontré, n'est ce pas?

Pour aller dans ton sens d'un possible ensemble justement, je dépose ici un lien vers l'interview de François Anselmet, psychanalyste lacanien qui travaille depuis très longtemps avec un comparse qui appartient aux neurosciences. Passionnant de l'entendre nous expliquer qu'il n'y a en fait aucune opposition entre ces deux là mais un profond désir de travailler ensemble. C'est bien là la question: le désir. A bientôt. Liza

https://www.youtube.com/watch?v=Bu3IroGnwRA&feature=em-subs_digest